La Terrasse du troc


De l'art Ă  la vie et vice-versa


Après une année de réflexion à la recherche d'un nouveau lieu, la Terrasse du troc revient en ville et a le coup de foudre pour le parc Geisendorf. Un contexte idéal, au cœur de Genève, avec ses écoles pavillonnaires construites entre 1952 et 1969, en étroite symbiose avec la nature généreuse et prolifique du parc.

Ce nouveau lieu offre de multiples possibilités pour des interventions artistiques, et il est aussi très peuplé, car situé dans un secteur à forte densité urbaine. Ce contexte humainement riche a stimulé la Terrasse du troc à collaborer de façon étroite avec la population qui l'habite et qui le fréquente, dont de nombreuses associations. La programmation est ainsi ponctuée de propositions fort différentes, qui impliquent autant les artistes que les habitants, en provoquant de belles rencontres inattendues.

« L'art Selavy[1]- quelques exercices utopiques pour un monde meilleur » est né dans ce contexte et en hommage au père de l'art contemporain : MARCEL DUCHAMP, qui avant tout le monde a su emmener l'art dans la vie, et le quotidien de la vie dans l'art. En partant du constat que nous vivons dans un monde toujours plus dépourvu de valeurs, plusieurs pistes ont été explorées : la « nature en ville », « le corps en mouvement », « l'utopie dans l'image », la « prise de parole », qui se déclinent ici sous différentes formes.

Afin qu'un art de qualité, preneur de risques et ouvert à toutes les rencontres, puisse arriver à la population et la toucher, quelques petits exercices utopiques sont ici proposés.

Une proposition pour s'ouvrir à d'autres points de vue, enrichir son quotidien, et réfléchir ensemble à la possibilité d'un monde meilleur...

Laura Györik Costas
Directrice de la Terrasse du troc


[1] Vers 1920, Marcel Duchamp s'invente un personnage fictif: Rrose Sélavy. Le nom apparaît pour la première fois sur l'œuvre d'art Fre(n)sh Wi(n)dow, puis dans une série de photographies réalisées par Man Ray, où Duchamp pose travesti en femme, maquillé et chapeauté. Le nom choisi évoque la phrase « Éros, c'est la vie ». Sous ce pseudonyme, Duchamp signe également d'étranges aphorismes: « La différence entre un bébé qui tète et un premier prix d'horticulture potagère est que le premier est un souffleur de chair chaude et le second un chou-fleur de serre chaude » (in Rrose Sélavy, Poils et coups de pieds en tous genres, 1939).
Avec le soutient de strobotech Avec le soutient du spountnik Avec le soutient de carasso Avec le soutient de Stephane Gros Avec le soutient de la ville de geneve prohelvetia